Rafle du Vel d'Hiv:Hypocrisie de François Hollande

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Message par Rudel le Mar 16 Oct - 16:46

On a beaucoup commenté le discours prononcé le 16 juillet par François Hollande
lors des commémorations du 70ème anniversaire de la rafle du Vel'd'Hiv et
notamment la phrase suivante:
"La vérité,c'est que ce crime fut commis en France,par la France"
(le texte intégral du discours peut être consulté à l'adresse suivante):

http://jssnews.com/2012/07/22/hollandehistorique/

Reconnaissance de la responsabilité de la France? Absolument pas.
Car peu après,le Président a ajouté:

"Mais la vérité,c'est aussi que le crime du Vel d'Hiv fut commis contre la France,
contre ses valeurs,contre ses principes,contre son idéal (...)
L'honneur de la France était incarné par le général de Gaulle qui s'était dressé
le 18 juin 1940 pour continuer le combat.
L'honneur de la France était défendu par la Résistance,cette armée des ombres
qui ne se résigna pas à la honte et à la défaite."

On en revient donc au message selon lequel le "crime" du Vel'd'Hiv' a été commis
par une autorité de fait (celle du maréchal Pétain) qui représentait l'anti-France.
La seule vraie France,c'est-à-dire la République,ses principes et ses "valeurs"
était incarnée au-delà des mers par le général de Gaulle et elle continuait
la guerre avec son armée formée de Résistants.Cette France,elle reste sans tache.
Mais alors,pourquoi cette phrase selon laquelle "ce crime fut commis (...)
par la France" ?
La raison de cette contradiction est simple:elle sert à justifier les "réparations"
versées aux juifs par l'Etat,car si la France était innocente,elle n'aurait aucune
raison de dédommager les victimes.Il fallait donc une condamnation minimale...

Hollande ouvre la porte à toutes les dérives.

Rafle du Vel d'Hiv:Hypocrisie de François Hollande 000_pa10



Dans son discours prononcé le 16 juillet dernier,François Hollande a clairement
déclaré:

"Transmettre l'histoire de la Shoah,c'est en effet enseigner sa terrible singularité.
Ce crime reste,par sa nature,par sa dimension,par ses méthodes,par l'effrayante
précision de sa mise en oeuvre,un abîme unique dans l'hstoire des hommes.
Cette singularité-là doit être constamment rappelée.
Transmettre cette mémoire,c'est enfin en retenir toutes les leçons.
C'est comprendre comment l'ignominie fut possible hier,pour qu'elle ne puisse plus
jamais ressurgir demain(...).
Notre vigilance ne doit jamais être prise en défaut.Aucune Nation,aucune société,
aucune personne n'est immunisée contre le Mal.N'oublions pas ce jugement
de Primo Lévi à propos de ses persécuteurs:"Sauf exceptions,ils n'étaient pas
des monstres,ils avaient notre visage".Testons en alerte,afin de savoir déceler
le retour de la monstruosité sous ses airs les plus anodins.
Je sais les craintes exprimées par certains d'entre vous,je veux y répondre.
Consciente de cette Histoire,la République pourchassera avec la plus grande
détermination tous les actes antisémites,mais encore tous les propos qui
pourraient seulement amener les Juifs de France à se sentir inquiets dans
leur propre pays.
Rien,en la matière,n'est indifférent.Tout sera combattu avec la dernière énergie.
Taire l'antisémitisme,le dissimuler,l'expliquer,c'est déjà l'acepter.
La sécurité des Juifs de France n'est pas l'affaire des Juifs,c'est celle de tous
les Français,et j'entends qu'elle soit garantie en toutes circonstances et
en tous lieux.Il y a quatre mois à Toulouse,des enfants mouraient pour la même
raison que ceux du Vel d'Hiv:parce qu'ils étaient juifs.
L'antisémitisme n'est pas une opinion,c'est une abjection.Pour cela,il doit d'abord
être regardé en face.Il doit être nommé et reconnu pour ce qu'il est.
Partout où il se déploie,il sera démasqué et puni.
Toutes les idéologies d'exclusion,toutes les formes d'intolérance,tous les fanatismes,
toutes les xénophobies,qui tentent de développer la logique de la haine,
trouveront la République sur leur chemin."


Ce discours reprend l'habituel prêchi-prêcha républicain.Mais deux éléments sont
plus particulièrement inquiétants,ils surviennent lorsque le Président déclare:

"Restons en alerte,afin de savoir déceler le retour de la monstruosité sous ses airs
les plus anodins"
puis lorsqu'il ajoute:"Consciente de cette Histoire,
la République pourchassera avec la plus grande détermination (...) tous les propos
qui pourraient seulement amener les Juifs de France à se sentir inquiets dans
leur propre pays."


On en déduit que les poursuites pourront être intentées non en se fondant sur
des éléments objectifs,mais uniquement si des juifs se sentent "inquiets".
Et au cas où les propos dénoncés seraient manifestement insignifiants,
il sera toujours possible de prétendre que la "monstruosité" revient
"sous ses airs les plus anodins".Bref,avec François Hollande,toutes les dérives
sont désormais possibles.

Condamnation sans preuve :

le cas Demjanjuk


Rafle du Vel d'Hiv:Hypocrisie de François Hollande 000_pa11
(John Demjanjuk lors de son verdict le 12 mai 2011 à Munich (1920-2011)

On soulignera que dans ce domaine,l'Allemagne a sans surprise déjà innové.
Rappelons en effet que le 12 mai 2011,John Demjanjuk fut condamné à 5 ans
de prison pour "complicité de meutre dans l'extermination de 28 060 juifs,
en 1943,au camp de Sobibor"
(Voy.Le Figaro,9 octobre 2011).
Rien d'extraordinaire,nous dira-t-on.Certes,mais voici la suite:

"Pour la première fois lors d'un tel procès,les procureurs ont obtenu une condamnation
sans fournir la preuve de la participation de l'accusé à un crime spécifique.
L'accusation avait fondé sans argumentation sur le fait que s'il travaillait
dans un camp dont l'extermination était le seul but,sa fonction de garde le rendait
automatiquement complice des meurtres commis pendant la durée de son séjour
à Sobibor"(id.).


Le Tribunal s'est rangé à cet avis....

A supposer que Sobibor ait été,de façon évidente,un "camp d'extermination",
la décision des juges aurait pu,à l'extrême rigueur,trouver un début de justification.
Or,sur ce camp,nous invitons nos lecteurs à se reporter au livre d'Eugen Kogon,
Hermann Langbein et Adalbert Rückerl,Les chambres à gaz secret d'Etat
(éd.de Minuit,2000).
Ils découvriront que les auteurs ne disposent d'aucun document d'époque
qui viendrait démontrer la présence de "chambres à gaz" à Sobibor.
Toute leur documentation est extraite de jugements d'après-guerre,d'"aveux"
et de "témoignages" (voy.pp.142-7,159-62,169-70 et 171).
Ajoutons à cela les écarts énormes lorsqu'il s'agit de donner le nombre de morts:
250 000 pour Stéphane Bruchfeld et Paul A.Levine,200 000 pour Raul Hilberg,
170 000 pour Jules Schelvis,150 000 pour le Tribunal de Hagen (1966),
30 à 35 000 enfin selon Jean-Claude Pressac.
Ce vide documentaire et ces écarts dans les estimations démontrent que l'histoire
vraie du camp est entièrement à revoir.Nous renvoyons nos lecteurs au livre
de Jürgen Graf,Thomas Kues et Carlo Mattogno,Sobibor,Holocaust propaganda
and reality (The Barnes Review,2010).

Les auteurs concluent que le camp fut un simple lieu de transit,sans chambre à gaz
et que 10 000 personnes y moururent (soit une vingtaine par jour en moyenne,
ce qui est totalement contradictoire avec la thèse officielle du "camp d'extermination"
doté de six chambres à gaz pouvant asphyxier quotidiennement 1 300 personnes).
Quoi qu'il en soit,la décision ahurissante des juges de Munich contre John Demjanjuk
a comblé d'aise les traqueurs de "nazis":"Les autorités allemandes ont décidé
de rouvrir les dossiers de plusieurs centaines de gardes dans les camps nazis,
classés fautes de preuves suffisantes" (id.)
.
Mais il faut faire vite,car le temps "est désormais le principal ennemi pour
les procureurs,qui cherchent à traduire en justice ces hommes âgés de 80
à 90 ans" (id.).


Rudel
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