30 décembre 1884 : naissance d’Hideki Tōjō

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30 décembre 1884 : naissance d’Hideki Tōjō

Message par Terreblanche le Mar 30 Déc - 8:56

30 décembre 1884 :
naissance d’Hideki Tōjō.






Hideki Tōjō (東條 英機) est né à Kjimachi au Japon, le 30 décembre 1884
.


En 1905, il sort de l’Académie militaire impériale de Tokyo
et entre dans l’armée comme sous-lieutenant d’infanterie.
Il gravit rapidement les échelons dans l’armée ;
en 1915, il sort avec d’excellentes notes, ce qui lui vaut d’être chargé de cours.

Dans les années 1920, Tōjō est membre du Tōseiha ( groupe de contrôle),
il représente l’aile conservatrice modérée en opposition au Kōdōha
(groupe de bienveillance impérial), dont l’objet était le renversement
des structures en place et la dissolution des zaibatsu.
Les deux factions étant issues de la Société de la Double Feuille,
société secrète nationaliste.

En 1935, Tōjō est promu colonel, à la tête de la kempeitai (la police de l’Armée)
du Kantōgun (aussi connue sous le nom d’armée du Guandong) dans l’État de Mandchoukouo.

Pendant l’incident du 26-Février, Tōjō s’opposa à la tentative de putsch du Kōdōha,
matée sous les ordres de l’empereur Hirohito.
Suite à cet incident, le Tōseiha put effectuer des purges dans l’armée visant
les officiers radicaux et les instigateurs du putsch furent jugés et exécutés.

Du 1er mars 1937 au 30 mai 1938, Hideki Tōjō est chef d’état-major
de l’armée du Kwantung, sous les ordres du général Ueda Kenkichi.

En 1938, Tōjō est promu vice-ministre de l’Armée.
De décembre 1938 à 1940, il fut inspecteur général du Service aérien
de l’armée impériale japonaise.
Il est également responsable des services secrets japonais avant et pendant
la guerre du Pacifique, maintenant des contacts indirects avec Kōki Hirota,
dirigeant de la Société du Dragon noir et d’autres sociétés secrètes.

Comme nombre de militaires et de membres de la famille impériale,
il est favorable à l’adhésion du Japon à l’Axe, aux côtés de l’Allemagne et l’Italie.



Pendant son séjour au ministère de l’Intérieur,
Tōjō dirigea la Keishichō (police de Tokyo).
Nommé ministre de l’Armée en 1940 par Fumimaro Konoe,
il reste à ce poste dans le troisième cabinet de Konoe.
Après la démission de Konoe en 1941, Tōjō est nommé Premier ministre
par l’empereur Hirohito tout en demeurant ministre de l’Armée impériale japonaise.

Cependant, après une série de défaites, culminant avec la chute de Saipan,
il est abandonné par ses partisans et remercié par Hirohito le 18 juillet 1944.
Il se retire alors de la première liste de réserve et du gouvernement.

Après la capitulation sans condition du Japon en 1945,
le général américain Douglas MacArthur a ordonné l’arrestation
des criminels de guerre présumés.
Figurant sur cette liste, Tōjō est arrêté le 11 septembre 1945
dans sa maison de Setagaya encerclée par la police militaire et par des journalistes
et photographes de presse.

Peu avant l’assaut de la police militaire, Tōjō tenta en vain de se suicider par balle.



Il est l’un des 7 chefs militaires japonais condamnés à mort
et exécutés par le tribunal international pour l’Extrême-Orient en 1948.

Il est pendu à Tokyo le 23 décembre 1948.

Il est ajouté en octobre 1978 à la liste des personnes « déifiées »
en tant que « martyrs de Shōwa » et honoré au temple de Yasukuni-jinja
.



Ce sanctuaire a été construit en 1869 pour célébrer la mémoire
des soldats morts pour l’empereur, lors de la guerre civile de Boshin.
À ce moment s’y trouvaient seulement 3 500 victimes de cette guerre.
On y ajoutera plus tard des personnes mortes lors de conflits internes
comme les heurts avec les clans de Satsuma et de Saga, à partir de 1853.
Après la Seconde Guerre mondiale, et l’abolition du shintoïsme d’État
par les forces d’occupation,le sanctuaire est devenu association religieuse,
indépendante de l’État.


Aujourd’hui, Yasukuni vénère les âmes de 2 466 532 morts
pour les empereurs lors de conflits militaires.




Depuis les années 90, Yuko Tojo, sa petite-fille, en 2013 âgée de 71 ans,
se bat pour sa réhabilitation, au travers d’un livre intitulé Mon grand-père, Tojo Hideki
et du mouvement nationaliste Issuikai, fondée en 1972.



Le surnom de Tōjō était Kamisori (le Rasoir).









Source : study



http://la-flamme.fr/category/non-classe/

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Cordialement.  

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