29 juillet 1989: mort de Abel Chapy.

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29 juillet 1989: mort de Abel Chapy.

Message par Terreblanche le Mer 30 Juil - 5:07



29 juillet 1989 :
mort de Abel Chapy.








Abel Chapy nait le 1er juillet 1920 à Rochecorbon, département d’Indre-et-Loire.


En 1939, il est mobilisé dans les Spahis marocains, ou il rencontre Robert Lambert,
qui est devenu son ami et qui sera lui-aussi officier dans les Waffen-SS.

II tente de rejoindre la Phalange africaine, en 1943,
mais il n’a pas le moyen de partir en Afrique.
II s’inscrit ensuite à la Milice Française.
National-socialiste convaincu, il décide alors de s’engager à La Waffen-SS en 1943.

Quand l’officier-recruteur lui demande pourquoi il s’engage dans la Waffen-SS, il répond :
« Pour la Croix de fer. J’ai besoin d’honneur ».

Lors de la première permission groupée des SS français,
fin décembre 1943 à début janvier 1944,
Chapy se trouve chez lui à Tours, ou il sauve de l’arrestation un résistant.
Un soir, un homme tentant d’échapper a une patrouille allemande frappe chez lui
pour lui demander de le cacher.
Chapy le fait entrer, et l’homme voit la vareuse et les runes SS sur le porte-manteau,
il le rassure et lui dit que c’est à lui.
Des soldats de la Wehrmacht frappent à la porte, Chapy leur présente son Ausweis.
Après cela, le jeune résistant et Chapy parlent un peu, ce dernier essaie de le convaincre
de rejoindre la Waffen-SS, le résistant lui répond :
« On en reparlera quand les allemands seront partis ».

Un peu avant minuit, les deux hommes se quittent.

Bien des années après, Chapy déclare :

« Je ne sais pas qui était ce type-là. Je ne l’ai jamais revu.
Mais j’ai constaté en prison, après la guerre,
que ce sont toujours les gardiens communistes
qui étaient les moins vaches avec moi
»
.

Chapy fait partie de la promotion d’élèves officiers SS français,
de janvier à mars 1944, à Bad Tölz, dont il sort aspirant.

Un moment de partir au front, Abel Chapy reçoit de Pierre Cance le commandement
d’un petit corps franc de la taille d’un peloton, nommé Panzervernichtungstruppe.
Il est blessé le 14 août 1944, au bras, au dos et au rein, mais refuse d’être évacué.



A partir des combats de Tarnow, Chapy et ses hommes dépendent de la 3ème compagnie.
Il se fit remarqué par son courage et sa valeur militaire tout au long de la campagne de Galicie.
II est nommé Untersturmführer au pied-levé, par le Sturmbannfuhrer Schäfer,
le 22 août 1944.
Proposé également pour la Croix de fer IIème classe.



De retour vers l’arrière, le 25 août 1944,
il se rend compte qu’un sous-officier responsable du ravitaillement,
détourne des denrées à son profit.
De plus, il apprend par une lettre d’un camarade hospitalisé, que ce même homme a refusé
de ramener un blessé jusqu’au poste de secours, trop pressé qu’il était de s’enfuir
avec son véhicule.
C’en est trop pour Chapy, qui met le lâche devant le fait accompli,
puis l’exécute sommairement dans un sous-bois, avec plusieurs hommes comme témoins.



Chapy se dénonce aux officiers français, embarrassés,
et est arrêté le 28 août 1944 par des feldgendarmes.


Chapy est envoyé dans une prison militaire de Cracovie, ou il reste quelques mois.
Jugé par une cour martiale militaire de la 28 division SS Wallonien,
qui ne connait pas les détails de l’affaire, cette dernière l’envoie dans une prison militaire
annexe de Dachau.
L’aspirant Chapy a profité de l’audience pour tenir des propos peu conformes
à la morale chrétienne.

Ce qu’il advint de Chapy par la suite est un peu confus.
Mais de mai 1945 à début 1946, d’après les dires d’ Abel Chapy, ce dernier se trouvait à Echings
(au nord de Munich), ou il est récupéré par la 45° division américaine, en tant qu’interprète
auprès du bourgmestre d’Eching.
Il est ensuite embauché par le gouvernement américain de Bavière,
an sein de la Sécurité Militaire, chargée de la dénazification de la Bavière.

Chapy est arrêté puis s’évade trois ou quatre fois,
avant d’étire arrêté pour de bon non loin de la frontière danoise.


Ramené en France, Abel Chapy est condamné à vingt ans de prison
pour son engagement dans la Waffen-SS.


La peine est commuée à dix ans, et il sort en liberté conditionnelle au bout de six ans.

Libéré, il s’installe près de Nice comme restaurateur : « La Farigoule ».

Des années après la guerre, malade d’un cancer généralisé,
il préfère se suicider, le 29 juillet 1989, à Nice.

Ses cendres sont dispersées dans l’Isar, à Bad Tölz.






Source : study



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Cordialement.  

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