28 juin 1944 : assassinat de Philippe Henriot.

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28 juin 1944 : assassinat de Philippe Henriot.

Message par Terreblanche le Sam 28 Juin - 14:30

28 juin 1944 :
assassinat de Philippe Henriot.








Philippe Henriot est né à Reims le 7 janvier 1889,
son père est officier dans l’armée, un condisciple du Maréchal Pétain sur les bancs de Saint-Cyr.

Après de brillantes études à l’Institut Catholique de Paris, il est nommé professeur
dans l’enseignement privé en province à Sainte-Foy-la-Grande, aux confins de la Gironde
et de la Dordogne.
En 1924, il rencontre l’abbé Bergey, curé de St Emilion et député conservateur
de la Gironde, et participe aux campagnes du parti de celui-ci, l’Union populaire républicaine (UPR).
Il participe de 1925 à 1932 avec le général de Castelnau et l’abbé Bergey
à des conférences dans toute la France de la « Fédération nationale catholique »
et publie des articles dans La Liberté du Sud-Ouest.
Il est proche des Croix de feu et des Jeunesses patriotes.
En 1928, il se présente aux élections législatives à Libourne.

En 1932
, il succède à l’abbé Bergey comme député de la 4° circonscription de Bordeaux.
Il devient ainsi le seul représentant de la Gironde au Parlement avec un autre député de droite,
Georges Mandel.
Élu vice-président de la Fédération républicaine, il coordonne au plan national
les Jeunesses de la Fédération (JFR), créées en 1935.

Réélu le 27 septembre 1936, il est député jusqu’en 1940.


Inscrit à la Fédération républicaine, il est anticommuniste,
anti-maçon et antiparlementaire.


Durant l’entre-deux-guerres, comme sa famille, il est anti-allemand ; mais,
avec l’arrivée de Hitler au pouvoir, il devient pacifiste et il défend vigoureusement en 1938
les accords de Munich.
En 1939, il est pacifiste comme Pierre Laval et il est favorable
à un accord franco-germanique sur le modèle du traité germano-soviétique.
En 1940, il se rallie au maréchal Pétain et soutient la politique de la Révolution nationale
dans des organes comme Gringoire et Je suis partout.
A partir du 22 juin 1941, quand l’Allemagne envahit l’URSS,
son anticommunisme prend le pas sur son antigermanisme.

Il prend la parole tous les jours à l’antenne de Radio Paris
pour défendre la collaboration, attaquer la dissidence de Londres.
Orateur virulent, il participe à une guerre des ondes qui se déroule entre les radios
de la France libre (Radio Londres) et les radios de la France occupée (Radio Paris).

Il se bat particulièrement contre Pierre Dac et Maurice Schumann.

Il a la réputation de pouvoir présenter les sujets les plus complexes d’une façon claire
et directe ; il arrive ainsi à défendre la Collaboration mieux que le Maréchal Pétain lui-même,
ou Laval.
Pour convaincre, il n’hésite pas à se rendre en Haute-Savoie pour interviewer des maquisards
qu’on venait d’y capturer.
À en croire le préfet du Vaucluse, cette propagande aurait eu de l’effet :

- si deux mois plus tôt, les gens avaient été massivement du côté de la Résistance,
Henriot a réussi à les faire changer d’avis.

Il devient, le 6 janvier 1944, secrétaire d’État de l’Information et de la Propagande
du gouvernement de Vichy, en même temps que Joseph Darnand est nommé ministre chargé
du maintien de l’ordre.

Le 10 mai 1944, Philippe Henriot sur Radio-Paris s’en prend à Pierre Dac de Radio Londres
en notant ses origines hébraïques et mettant en doute son intérêt pour la France par un :

« La France, qu’est-ce que cela peut bien signifier pour lui ? ».

Le COMAC reçoit l’ordre d’exécuter Philippe Henriot.

Charles Gonard, dit Morlot, futur Compagnon de la Libération, est chargé de la mission.

Le 28 juin 1944 à 5 h 30, il pénètre au ministère de l’Information,
au 10 de la rue de Solférino, accompagné d’un groupe de résistants.
Muni de faux papiers de milicien,
il convainc Philippe Henriot de lui ouvrir la porte de sa chambre.
Face aux hommes armés qui se présentent, Henriot est alors abattu.

Georges Mandel est exécuté en mesure de représailles.


Philippe Henriot a droit à des obsèques nationales, organisées par l’État français ,
à la cathédrale Notre-Dame de Paris, en présence du cardinal Suhard
et d’une foule importante.


Philippe Henriot - Discours



Le CD des discours de Philippe Henriot est disponible ici : study

http://www.youtube.com/results?search_query=discours+de+philippe+henriot

Le 7 février 1944 à 12h40 :
Philippe Henriot
à la radio nous dit
: study

"Bientôt les forces de la résistance pourront s'épargner la peine d'éditer elles-mèmes
leurs journaux et de publier leurs informationsIl leur suffira de certaines feuilles suisses
pour remplir le mème office, avec l'avantage d'une clientèle accrue.
Je ne dis pas qu'on sera assuré d'avoir des nouvelles toutes fraiches.
Du moins sera-t-on certain de les avoir orthodoxes avec tous les visas requis du préfet
des bois ou du général du maquis.

Dans mon éditorial du 28 novembre, j'avais cité quelques passages d'un journal
gaullo- communiste Bir-Hakeim et donné un certain nombre de noms figurant
dans une liste assez pittoresquement bariolée de condamnés à mort.
Cette liste portait le numéro deux.
J'avais trouvé édifiant d'indiquer à de braves gens gens de chez nous,
qui croyaient encore qu'on peut échapper au terrorisme si l'on n'est pas milicien
ou si l'on ne s'occupe pas de politique, que ce palmarès contenait au contraire aussi bien
des acteurs que des journalistes, que des stars de cinéma, que des généraux.
Or, voici que la Gazette de Lausanne du 27 janvier reprend cette histoire déjà vieilli,
non pas comme un écho, sur les funèbres extravagances du maquis,
mais au titre d'une information intitulée:

"Les hommes condamnés à mort par la résistance !"
Le sérieux et la gravité avec lesquels la Gazette de Lausanne reproduit les renseignements
déjà anciens de son confrère présentent un intérêt,puiqu'ils confirment les précisions
que j'avais données en indiquant que Maurice Sarraut figurait bien sur la liste.
Londres, gêné par mes révélations, m'avait accusé de mentir et d'avoir inventé la liste.
Merci à la Gazette de Lausanne d'arbitrer le débat en ma faveur.

Aujourd'hui, la Tribune de Genève du 26 janvier, elle affirme audacieusement,
de son coté, que l'enquête a établi que Maurice Sarraut avait été assassiné par les miliciens.

En somme, si nous comprenons bien, les miliciens ont exécuté les ordres donnés
par le maquis.Personne ne va plus s'y reconnaitre.
Mais la palme, en matière d'informations sur le maquis, revient sans doute
au Journal de Genève du 27 janvier, qui a publié la nouvelle suivante:

"Nous apprenons de source compétente qu'un chef valeureux,
et fort aimé dans les milieux de la résistance de la Haute-Savoie,
vient de disparaitre traquiquement.
Il s'agit d'un chef de la première heure connu sous le nom de Simon.
Il s'occupait tout particulièrement de la région de Thones."

Suit le récit de la mort de celui que le journal helvétique appelle avec considération
le lieutenant Simon...
Or le lieutenant Simon, qui n'avait jamais, en réalité, dépassé le grade de soldat
de 2ème classe, réserve faite des promotions qu'il pouvait devoir à ses chefs du maquis,
et que le journal proclame un chef valeureux et très aimé,était un redoutable aventurier
qui avait sur la conscience un nombre considérable d'attentats et d'assassinats.
Il s'occupait, nous dit-on de la région de Thones.

L'euphémisme est de choix.En réalité, pour Simon, s'occuper de la région,
c'était y désigner les hommes à abattre, y choisir les victimes, y organiser le pillage
et la terreur.
On aurait cru qu'il était possible aux rédacteurs du " Journal de Genève"
de trouver d'autres " héros".
A moins que ledit journal ne songe à changer son titre pour s'appeler désormais
le " Journal Officiel du Maquisé...
Mais ce titre lui serait sans doute disputé par la " Gazette de Lausanne", déjà citée,
et qui semble décidément s'inspirer beaucoup de Bir-Hakeim,non seuleument pour reprendre
ses informations, mais pour approuver sa politique.

Lorsque j'avais, ici mème, parlé de ce numéro de la feuille clandestine où figure
la fameuse deuxième liste, j'avais, en mème, analysé un article violent qui démontrait
que le maquis est en train de grignoter de Gaulle et où il était solennellement affirmé
que le Comité d'Alger ne doit pas espérer gouverner la France, ce rôle étant réservé
à ceux des représentants "qui sont restés en France" .
Du moins Bir-Hakeim exceptait-il des gens d'Alger à " éliminer" le président de Gaulle.

Or, la Gazette de Lausanne du 5 février semble aller plus loin et lâcher de Gaulle lui-mème.

Voici le passage de l'article qui lui est consacré:

"Nous admirons les talents militaires de de Gaulle, son activité et son zèle pour conserver
l'Empire colonial français (on voit qu'on a le sens de l'humour à Lausanne...),
mais sur le plan politique, il parait inexpérimenté et susceptible d'ètre influencé.
Il ne possède pas ces connaissances solides, cette mesure que doit posséder
un homme d'Etat...."

" Pas reconnu par les Anglo-Américains,combattu par la résistance, méconnu par la Suisse,
sur qui va-t-il pouvoir s'appuyer?

A propos du maquis, ce mème journal écrit ces lignes assez désabusées:

" Les jeunes du maquis ont de déshonorants compétiteurs, anciens coupables de tout ordre,
voleurs qui multiplient les actes terroristes, qui tuent, qui volent, créant ainsi une confusion
qui permet à la presse obéissante de grouper tous les délinquants sous le nom de terroristes."

Mon cher confrère,nous n'aimons pas beaucoup cette insinuation sur la " presse obéissante".
Nous n'avons jamais confondu les simples réfractaires avec les bandits dont vous reconnaissez aujourd'hui un peu tardivement qu'ils jouent un rôle que vous n'appelez plus patriotique.
Mais le malheur est que ces bandits ont peu à peu contaminé les jeunes gens qu'ils ont pris
en main dans le maquis ou,en tout cas,les ont réduits à une obéissance
( ici le mot est de circonstance) garantie par la menace du révolver.
Vous sentez que vous vous êtes aventurés sur un terrain mouvant en vous faisant
les défenseurs de la résistance.
Maintenant que vous constatez à vos frontières l'existence de ces bandes,
vous voudriez bien que les indésirables fussent mis hors d'état de nuire,
non seulement pour que les jeunes réfractaires ne soient plus confondus avec les bandits,
mais parce que vous vous sentiriez vous-mêmes plus en sécurité.

Mais quel esprit de dénigrement systématique vous a donc fait écrire ensuite ceci:

" Ce qui est le plus triste, c'est que la répression porte moins contre les bandits
que contre les jeunes qui, en refusant d'obéir à l'envahisseur, luttent pour la liberté."

Votre mauvaise foi est ici éclatante.Le Gouvernement français a chargé ses forces
de maintien de l'ordre de réprimer le banditisme et de chatier exemplairement ceux
qui sont pris, les armes à la main, en flagrant délit de tentative de meutre.

De quel droit prétentez-vous donc que ce sont les jeunes gens que l'on traque
et non les criminels ?

Quelle arrière-pensée diffamatoire vous a dicté un pareil jugement ?

On écrit bien curieusement l'histoire de l'autre coté de la frontière suisse.
La vérité est au contraire que les jeunes réfractaires, tombés dans un guèpier d'où
ils ont hate de pouvoir sortir, se rendent en nombre aux forces françaises dès
qu'ils peuvent échapper à la surveillance des adjudants rouges qui les commandent.
Le Gouvernement français fait, soyez-en sûr,toute la distinction qu'il faut entre les égarés
et les meneurs, et cela sans avoir besoin de prendre l'avis et les conseils
de la presse helvétique.

Vous trouvez le Maréchal trop vieux.

Vous trouvez de Gaulle trop inexpérimenté et trop influençable.
Qui est votre candidat au Gouvernement de la France? Dites-le nous à l'occasion.
On verra si on peut vous faire plaisir.
Mais en attendant, n'appelez plus patriotes les gens qui font dérailler les trains
avec des innocents à l'intérieur ( femmes,enfants et vieillards..), et réservez parfois
aux Français assassinés par vos amis, et aux gardes et aux agents qui tombent
sous leurs coups un peu de compassion que vous accordez si généreusement
à un chef de bande qui n'a jamais connu tant d'avancement que
depuis que vous lui avez donné du galon."






Source : study



http://la-flamme.fr/category/non-classe/

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Cordialement.  

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