Une économie..."Sans crise".

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Une économie..."Sans crise".

Message par Terreblanche le Mer 2 Avr - 17:16

Une économie..."Sans crise".  study 
Wilheim Uterman.

(Adapté par Vincent Reynouard)

"La force économique du Reich" n° 9,1941.





Les grands pays industriels parlent avec fierté légitime des magnifiques prouesses
réalisées et renouvelées chaque jour grâce à l'esprit inventif et à la technique
élaborée depuis un siècle.Les grandes inventions des temps modernes:

- la machine à vapeur,

- l'énergie électrique,

- le moteur à combustion,

- et,la chimie nouvelle.

La démultiplication,par la machine,de la force naturelle de nos bras,
a permis la production massive de marchandises utiles.
La grande usine,avec ses puissantes machines et ses milliers d'ouvriers,
caractérise la méthode moderne de production.Parallèlement,les moyens
de communication ont connu une révolution d'importance au moins égale.
Des réseaux toujours plus denses de lignes de chemins de fer,complètés par de puissantes
voies navigables et des autoroutes,couvrent tous les pays fortement peuplés.
De très grands navires à vapeur et à moteur traversent les océans en des temps
records,et même l'air est devanu l'une des plus importantes voies de transport.
Une fois les barrières spatiales supprimées par la technique,les nations sont
sorties de leur isolement économique des siècles passés.
Ce fait eut pour conséquence un fort accroissement des échanges de marchandises.
Grâce aux conditions climatiques locales,aux richesses de son sol et à l'habilité
de ses habitants dans certains travaux,chaque pays jouit de points forts dans tel ou tel
domaine de la production.
Sous le signe de l'épanouissement économique mondial,ces points forts peuvent profiter
à tous les pays partenaires.
Jamais l'humanité n'a disposé,pour satisfaire ses besoins vitaux,de conditions aussi favorables qu'aujourd'hui. Et pourtant notre monde n'est pas devenu plus gai !
Pendant un siècle,de graves crises sociales ont accompagné la marche triomphale de la technique.
Aujourd'hui encore,malgré l'augmentation considérable des possibilités de production
de matières premières et de denrées alimentaires les plus diverses,de très larges couches
de population restent plus ou moins soumises à la pauvreté et à l'insécurité économique déprimantes.

C'est un fait:

- plus le capitalisme a pénétré les relations économiques
et plus les maux sociaux se sont aggravés.

Des crises économiques frappent les pays par intervalles,menaçant les acquis
sociaux,fruits d'années précédentes plus heureuses.La vie fade,mais relativement
assurée,des siècles passés parut à beaucoup d'hommes plus supportable qu'une vie
bénéficiant temporairement de meilleures conditions matérielles,mais entrecoupée  
de périodes durant lesquelles les bases élémentaires de l'existence se dérobaient.
De telles crises revenant régulièrement et avec une certitude mathémaique,
elles paraissent inséparables du système économique.
L'homme moderne leur serait donc irrémédiablement soumis.
Très tôt,les meilleurs spécialistes mondiaux se sont interrogés sur ces ébranlements
mystérieux de la vie économique.
Une abondante littérature existe qui traite de leur mode d'apparition et de leurs causes
présumées.Mais toutes les études,si appronfondies soient-elles,n'ont pu montrer
comment éviter les crise économiques ou même les surmonter.
D'où le renforcement du sentiment d'impuissance face aux hauts et aux bas de la conjoncture.
Les dangers politiques et sociaux qui accompagnent les soubresauts économiques
sont devenus particulièrement manifestes lors des dernières crises survenues
dans le monde après la Grande Guerre.
Au fond,la période qui s'étale de la conclusion du malheureux traité de paix (traité de Versailles) jusqu'à l'an 1933 doit être considérée comme une période de marasme économique ininterrompue.
Le spectre du chômage et de la misère a constamment plané sur les pays, et cela même
pendant les années relativement bonnes.
Le commerce mondial ne s'est jamais remis des coups assénés par la guerre.
Sans surprise,en ces temps de malheur,on s'est intensément consacré au problème
des crises.Mais il fallut encore l'effondrement complet de l'économie mondiale,
dans les années qui suivirent l'ébranlement monétaire international de 1931,
pour imposer la conviction que seule une régulation de l'économie permettrait
d'éviter d'mmenses catastrophes.
Dans ces temps difficiles,certains pays ont pris la résolution de lutter activement
contre la crise et les tendances d'effondrement économique.

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Re: Une économie..."Sans crise".

Message par Terreblanche le Mer 2 Avr - 17:25


L'Allemagne surmonte brillament la crise.



Parmi les multiples tentatives entreprises pour,indépendamment de la conjoncture mondiale,
seule la méthode employée par l'Allemagne depuis 1933 a remporté un succès concluant.
Fait d'autant plus remarquable que l'Allemagne avait le plus souffert de la crise précédente.
Elle avait donc le chemin le plus long à parcourir pour ranimer son économie.
Privée d'avoirs à l'étranger,dénuée de toutes réserves d'or et sans espoir d'être soulagée
par des livraisons à crédit de matières premières étrangères, elle ne pouvait compter,
pour toutes ses tentatives,que sur ses propres ressources,sur la volonté de travail
et à la persévérance de ses citoyens,sur ses installations de production et ses réserves limitées
de matières premières.
Outre l'impulsion donnée à l'économie,il fallait supprimer deux facteurs de perturbation
qui auraient pu compromettre à tout moment le succès d'un relèvement:

- la désunion politique intérieure du Reich,

- et,le traité de Versailles qui ligotait le pays en matière de politique extérieure.

Dans ses efforts pour sortir de la crise,l'Allemagne partait donc d'une situation politique
plus défavorable,elle aussi,que celle d'autres pays.
Le relèvement économique de l'Allemagne dans les années qui suivirent n'en paraît que plus brillant.

Le tableau ci-dessous donne quelques éclairages:


Indices de l'essor économique allemand.

En l'espace de six ans,un effectif de six millions de chômeurs a été réduit à ce minimum
de personnes qui,pour des raisons personnelles,ne sont plus capables de travailler
et d'être réintégrées dans le système de production.
Dès le printemps 1938,le nombre d'offres d'emploi dépassait déjà dans beaucoup
de domaines la demande.Mieux:

- le nombre d'employés et de salariés a augmenté plus qu'il ne l'aurait fallu
pour simplement résorber le chômage.
En 1938 (moyenne de l'année),l'économie allemande a occupé 7 millions d'ouvriers,
c'est-à-dire 56 % de plus qu'en 1932.
Le volume de la production industrielle a augmenté bien davantage:

- il a plus que doublé.

Non seulement le chômage,mais aussi le travail partiel,introduit un peu partout pendant la crise,
a également été supprimé.
L'accroisement de la production a entraîné une augmentation du revenu national,+ 76 %.
Cette augmentation a porté principalement sur le revenu salarial ainsi que
sur les revenus du commerce et des métiers.
Au bout de six ans de politique économique nationale-socialiste,l'Allemagne,occupait toutes
ses forces disponibles.

La plupart des indices économiques:

- nombre de travailleurs occupés,

- volume de la production et du trafic,

- consommation des ménages,

- chiffre d'affaires du commerce de détail,

- revenu national,etc..dépassent largement leurs valeurs les plus hautes atteintes
dans la période d'après-guerre,notamment lors de la floraison apparente de l'année 29.
Cette évolution ascendante a continué jusqu'à la déclaration de guerre en 1939.
(Voir tableau ci-dessous):

Indices de l'essor économique allemand.

-----------------------------------------
(en millions (moyenne annuelle)


1932

- Chômeurs = 5,6

- Travailleurs occupés = 12,5

- Production industrielle (vol:1932=100) = 100

- Revenu national en mrds de RM = 45,2

1933


- Chômeurs = 4,8

- Travailleurs occupés = 13

- Production industrielle (vol:1932=100) = 113,8

- Revenu national en mrds de RM = 46,5


1934

- Chômeurs = 2,7

- Travailleurs occupés = 15,1

- Production industrielle (vol:1932=100) = 149,8

- Revenu national en mrds de RM = 52,7

1935

- Chômeurs = 2,2

- Travailleurs occupés = 15,9

- Production industrielle (vol:1932=100) = 176,5

- Revenu national en mrds de RM = 58,7


1936

- Chômeurs = 1,6

- Travailleurs occupés = 17,1

- Production industrielle (vol:1932=100) = 199,6

- Revenu national en mrds de RM = 64,5



1937

- Chômeurs = 0,9

- Travailleurs occupés = 18,4

- Production industrielle (vol:1932=100) = 220,0

- Revenu national en mrds de RM = 72,6



1938

- Chômeurs = 0,4

- Travailleurs occupés = 19,5

- Production industrielle (vol:1932=100) = 237,0

- Revenu national en mrds de RM = 79,7

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Re: Une économie..."Sans crise".

Message par Terreblanche le Mer 2 Avr - 17:36


Insuffisance de la lutte de la crise dans d'autres pays.



Aucun autre pays au monde ne peut prétendre à un succès aussi complet que celui remporté
par l'Allemagne dans la lutte contre la crise.
Ailleurs aussi,certes (aux Etats Unis par exemple),est-on parvenu à augmenter
le taux d'occupation et la production en créant du travail financé par les deniers publics.
Mais le redressement économique ainsi obtenu est resté bien inférieur à celui de l'Allemagne.
Nulle part on est arrivé à une occupation de la totalité de la main-d'oeuvre.
Partout des masses de chômeurs ont subsisté qui,malgré les efforts,n'ont pu être réintégrées
dans le circuit du travail.
Ainsi,même au milieu de 1937,lorsque le marché du travail était au mieux de sa forme,
le nombre des chômeurs atteignait environ 1,5 million en Angleterre
et 6,1 millions aux Etats Unis.
La différence décisive entre l'essor allemand et la faible embellie économique relevée
dans les pays démocratiques réside dans le fait qu'en Allemagne ,nul signe de ralentissement
n'a pu être observé jusqu'au passage à l'économie de guerre.


Dans d'autres pays par contre,dès la mi-1937,l'embellie avait fait place à une nouvelle régression rapidement transformée en un état d'insécurité caractérisé par des fluctuations conjoncturelles.
Longue d'à peine quatre ans et demi,la période faste n'avait pas duré plus longtemps que
celles dont avait bénéficié l'économie privée dans le passé.


La production industrielle de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.


A la déclaration de guerre,la remontée de l'économie allemande durait depuis 6 ans et demi,
sans qu'aucun symptôme ne permît d'en prévoir la fin.
Si la rapidité avec laquelle l'Allemagne s'est redressée a soulevé l'admiration de l'étranger,
ses progrès continus ont provoqué un étonnement encore plus grand.
Car l'exemple de l'économie allemande apporte enfin la preuve qu'il est possible,
dans certaines conditions actuellement remplies en Allemagne,de mener une politique
économique non seulement moderne,mais aussi capable d'affronter victorieusement les crises.
C'est là un fait d'importance vitale pour tous les économistes et tous les hommes
politiques du monde entier.
Il concerne directement et immédiatement tous les pays partenaires économiques de l'Allemagne.
De la même façon qu'ils eurent autrefois à souffrir de la crise allemande,ces pays bébéficient actuellement de stabilité de l'économie allemande.
(Voir à ce sujet,dans la même série de publications,l'étude de Franz Grosse:
L'Allemagne et le Sud-est (Deutschland und der Südosten).
Plus ils se sont orientés fortement vers le commerce avec l'Allemagne,
et plus large devient la base dont ils disposent pour la consolidation de leur propre
situation économique.(Voir tableau ci-dessous):



La production industrielle de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.


1932 indice = 100 pour la G-B et les USA

1932


Index angl.du Board of Trade. = 100

Index amér.du Federal Reserve Board. = 100



1933


Index angl.du Board of Trade. = 105,5

Index amér.du Federal Reserve Board. = 118,8


1934


Index angl.du Board of Trade. = 117,2

Index amér.du Federal Reserve Board. = 124,3



1935


Index angl.du Board of Trade. = 125,3

Index amér.du Federal Reserve Board. = 140,5


1936


Index angl.du Board of Trade. = 137,5

Index amér.du Federal Reserve Board. = 163,8



1937


Index angl.du Board of Trade. = 146,7

Index amér.du Federal Reserve Board. = 171,4


1938


Index angl.du Board of Trade. = 137,8

Index amér.du Federal Reserve Board. = 134,4



Une puissante création de moyens de production,
condition première d'un travail général intense.


Bien que la perspective d'une économie sans crise soit séduisante,l'étranger y croit encore
si peu qu'il n'est pas inutile de dire quelques mots sur le caractère particulier
du "prodige économique allemand".
Pour comprendre les mécanismes qui orientent la conjoncture,il faut savoir que un Etat
industriel moderne,le travail pour tous n'est possible qu'à la condition
d'investir suffisamment,c'est-à-dire de construire de nouvelles usines ou bien
de perfectionner et d'agrandir les entreprises existantes
.
Les débouchés et le travail offerts aux industries d'investissement dépendent
de l'envergure de ces investissements.

Ces industries se répartissent en deux catégories:

- celles qui travaillent pour le perfectionnement et le développement de l'appareil
de la production économique (l'industrie sidérurgique,les constructions en fer et acier,
les fabriques de machines,d'appareils et d'engins de transports...),

- celles qui produisent des biens d'usage à longue durée sous la forme
de maisons d'habitation et de bâtiments industriels ainsi que d'édifices publics
(l'industrie du bâtiment et ses sous-traitants).

En revanche,les industries des produits de consommation telles que l'industrie textile,
la confection,l'alimentation et beaucoup d'autres branches,travaillent directement
pour nos besoins journaliers.
Bien que la production de biens de consommation emploie beaucoup de personnes
que les industries d'investissement et des moyens de production, les fluctuations
générales du marché du travail sont toujours déclenchées par les industries
des moyens de production
.La raison est simple:

- alors que, par nature,l'écoulement des produits de consommation courante
reste relativement constant,l'écoulement des biens de production est soumis
aux plus fortes variations.
Pourquoi ?
Parce que la fabrication et l'écoulement des moyens de production sont toujours déterminés:

- dans l'économie libérale,par le jugement que portent les investisseurs
sur la rentabilité des placements envisagés.
La décision d'investir,dont dépend l'existence économique même des chefs d'entreprise,
n'est prise qu'avec une très grande prudence.
Elle est donc extrêmement sensible à tous les phénomènes qui peuvent influencer
le cours futur de l'économie
.
Le pessimisme sur les perspectives de bénéfices s'installe-t-il ?
Alors les investissements diminuent,ce qui entraîne,en cascade:

1) une baisse des commandes reçues par les industries des biens de production,

2) le licenciement d'ouvriers de ce secteur.

Sachant qu'une partie de la production des industries de biens de consommation
est écoulée chez les ouvriers des industries des moyens de production,
la baisse du pouvoir d'achat de ces derniers fait qu'une quantité correspondante
de biens de consommation produits reste invendue,ou ne peut plus être écoulée
qu'à des prix très bas.
Le secteur des biens de consommation éprouve alors des pertes,ce qui entraîne
là aussi une réduction de la production et le licenciement d'ouvriers.

Ce processus peut continuer à la manière d'une vis sans fin poussant vers le bas,
jusqu'à la désorganisation complète de l'économie.
Alors,des millions d'ouvriers sont condamnés à une inactivité forcée
et une grande partie de l'appareil de production édifié sur plusieurs décennies
doit être arrêtée,devenant inutile
.

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Re: Une économie..."Sans crise".

Message par Terreblanche le Mer 2 Avr - 17:46


Les investissements d'Etat provoquent l'essor de l'économie.


Le fait que l'essor et la crise dépendent de la santé des industries des biens d'investissement
et se propagent,à partir de là,sur toute la largeur du front économique,
a été le point fondamental dont est parti le gouvernement national-socialiste pour engager,
dès 1933,la lutte contre la crise économique en Allemagne
.
Dans un premier temps, l'Etat investit fortement,ce qui permit l'établissement
de grands programmes créateurs de travail
.
L'intervention financière,effectuée par la voie de l'extension du crédit,fut plus large que
celle opérée vainement dans les années précédentes à l'étranger et en Allemagne,
même pour tenter d'amorcer une reprise.
Cette fois,l'impulsion se révéla très vite efficace.
Une fois,les industries des moyens de production ravivées par les commandes publiques,
le goût de l'entreprise privée se propagea peu à peu dans tous les domaines.
Au terme de la première année d'essor,l'impulsion donnée n'était plus attribuée que
pour un tiers à l'action directe des commandes publiques,et pour les deux tiers
déjà à l'initiative privée.
C'était conforme aux plans de l'Etat qui,après la grande offensive direct contre la misère
des masses (misère due au chômage),souhaitait que l'économie privée puisse assurer,
grâce à ses propres efforts et par ses propres forces,le maintien d'une marche satisfaisante de l'économie.
Ainsi pourrait-il revenir à sa fonction naturelle dans le cadre du tout social.
Des personnalités qualifiées ont souligné à plusieurs reprises que l'Etat national-socialiste ne veut pas être un acteur économique quand il peut l'éviter.
Les mesures de politique conjoncturelle imposées lors de l'embauche et ensuite
prouvent qu'on laisse le plus de champ possible à l'initiative des entrepreneurs indépendants. L'activité de l'Etat consiste principalement :

1) à tracer les limites à l'intérieur desquelles cette initiative peut
se déployer de façon productive,

2) à lui aplanir la voie et à faire le nécessaire pour qu'elle reste dans le cadre
le plus favorable au bien public.
,c'est-à-dire,au bout du compte,
à l'économie privée.

Ce partage fondamental des tâches entre l'Etat et l'économie privée
est le principe qui fonde l'essor économique allemand.

Sur lui se sont développées toutes les mesures dont l'ensemble constitue
aujourd'hui le système ingénieux de l'économie dirigée.
Pour vaincre la crise,l'Etat a principalement investi des fonds publics.
Pour le maintien du travail à plein rendement,une régulation méthodique
des phénomènes économiques
est devenue un facteur décisif.
C'est le secret qui a permis la consolidation de la conjoncture.
Même si dans les pays démocratiques,l'Etat a financé l'économie,
seule l'Allemagne a su développer aussi complètement la coordination des forces
économiques privées
.
Telle est la caractéristique du statut économique allemand actuel.


L'économie dirigée en tant que moyen de consolider la conjocture.


Ce résultat a été obtenu en encourageant de façon méthodique l'esprit d'inverstissement privé.
Cet encouragement se concrétisa dès le début de la reprise en
avantages fiscaux accordés pour les investissements de remplacement ainsi
qu'en exemptions d'impôts pour les automobiles et camions nouveaux.


L'étape suivante fut la protection sans faille de la paix du travail,
une paix dont les perturbations par les grèves et autres conflits sociaux
ont souvent été à l'origine du développement de crises.
La soustraction de l'agriculture aux fluctuations générales du marché,
sa consolidation financière ainsi que sa soumission à une réglementation spécifique
mirent fin à l'insécurité par laquelle ce secteur de l'économie avait toujours pesé
sur l'ensemble par la suite du caractère imprévisible de la qualité des récoltes.
Très tôt déjà,on veilla tout particulièrement à éviter les aberrations habituelles
d'une conjoncture laissée à elle-même (hausse dangereuse des prix et des salaires).
La diminution relative des frais et l'augmentation de la quantité de travail
entraînèrent une réduction des prix de revient par unité.
Cette réduction permit aux entreprises,même sans augmentation des prix de vente,
d'acquérir un niveau suffisant pour assainir leurs finances.
Elles purent se libérer du fardeau des dettes accumulées pendant la crise,
rassembler de nouveaux moyens d'investissement et réacquérir ainsi leur capacité
de paiement fiscale.
Grâce à la suppression du travail à temps partiel et à l'augmentation
de la productivité du travail,les gains des travailleurs augmentèrent,
sans qu'il fût nécessaire d'élever les salaires.
Les quelques corrections vers le haut furent décidées quand les différents prix et salaires
se trouvaient à un bas niveau manifestement dû à la crise.
C'est ce qui fut fait principalement dans le domaine de l'agriculture.
En contrepartie,on a pu abaisser le montant d'un grand nombre de marchandises,
de sorte que le niveau des prix n'a subi dans l'ensemble qu'une augmentation à peine sensible.

De 1933 à 1939, les prix du commerce de gros se sont accrus de 14%
un accroissement dû en grande partie à la hausse des marchandises importées.
Mais le coût de la vie n'a augmenté, lui,que de 7 % à peine.
Parrallèlement à l'enrichissement du privé,le regard de l'Etat
sur les investissements a prévenu le danger de placements irrationnels et favorisé
les placements de fonds désirés par les instances gouvernantes.

Dans de nombreuses branches de l'économie particulièrement florissantes,
on a interdit les travaux de construction,afin d'étouffer dans l'oeuf
des agrandissements exagérés et injustifiables à la longue
.
Une obligation d'employer certaines matières premières locales,jointe
à des prohibitions et des restrictions dans l'emploi de certaines matières premières
étrangères,ont non seulement concouru à réduire au minimum les perturbations
menaçant le ravitaillement en matières premières importées,mais aussi à intensifier
la production des matières premières nationales
.

Le planisme atteignit son plus haut degré de perfection lorsque l'économie
se rapprocha du plein rendement.
Quand la conjoncture est laissée à elle-même,à ce moment-là les tensions
apparaissent ordinairement,qui annoncent l'approche de la crise.
En Allemagne,non seulement on a réussi à supprimer presque totalement
de telles tensions,mais on a pu,même à ce stade critique,augmenter encore
la production et maintenir l'essor
. Pour cela:

1) on s'est appuyé sur le fait que dans tous les domaines de l'économie,
et même dans chaque firme,une rationalisation des méthodes de travail
est toujours possible dans une mesure plus ou moins large.
Cette rationalisation a été entreprise;

2 ) on a reconverti de nombreux travailleurs qui,
ayant reçu une formation spéciale,exerçaient encore des emplois qui ne leur
permettaient pas d'exploiter pleinement leurs capacités;

3 ) grâce à une instruction spéciale de courte durée,on a pu transférer
dans des activités plus profitables à l'économie générales (et offrant de meilleures
possibilités de gain) de simples ouvriers doués,ainsi que des spécialistes de branches
industrielles où la reprise s'était moins fait sentir.

De cette façon,de nombreux travailleurs ont été rendus disponibles ou formés
dans maintes branches,par exemple dans l'artisanat et le commerce.
Menée conjointement à une orientation professionnelle scrupuleuse de la jeunesse,
la rationalisation dans le placement du personnel a atteint pendant la période
d'occupation maxima un degré qui n'aurait jamais pu être atteint

dans une "économie à marché libre".
La simple énumération des mesures les plus marquantes de l'économie dirigée suffit
à donner une idée de la somme énorme de travail d'organisation qu'elles exigent.
L'ancien appareil administratif de l'Etat aurait été incapable d'assurer à lui seul
ce travail supplémentaire.
Il a donc fallu créer un grand nombre de services d'administration économique.
Mais cela n'aurait pas non plus suffi à garantir le succès.
Le secteur économique lui-même a fourni une aide précieuse et de multipes
impulsions grâce à ses nouveaux organes d'auto-administration (les chambres
et groupements fonctionnant au sein de l'organisation de l'économie professionnelle)
et au Front du Travail Allemand,qui unifie les patrons et les travailleurs
et qui a remplacé les anciennes organisations de lutte des classes.
Mais en réunissant et en pénétrant toutes les activités,c'est le Parti qui
a le plus contribué au succès de la politique économique.

C'est grâce à lui que le principe "le Bien commun passe avant l'intérêt particulier"
s'est imposé comme règle de toutes les aspirations et actions de l'économie politique.
Seule cette réforme éthique de la pensée économique générale a permis d'éviter
que le processus d'assainissement de l'économie ne fût compromis comme autrefois
par des intérêts économiques particuliers.
C'est pourquoi l'économie dirigée n'est pas en Allemagne un système de mesures
administratives imposées par une bureaucratie ignorante de la réalité,
elle est le fruit d'une collaboration de tous les intéressés et d'une véritable action
collective de la totalité de la nation.


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Re: Une économie..."Sans crise".

Message par Terreblanche le Mer 2 Avr - 17:57



L'économie privée dans le système de l'économie dirigée.



L'économie à plein rendement n'est pas seulement un stade transitoire
susceptible d'être compromis,à tout moment,par une crise.
Bien au contraire,nous assistons au début d'un développement économique
sans crises et "sans conjonctures".
Du point de vue purement économique,cette certitude est fondée
sur la considération suivante:

- ainsi que nous l'avons déjà dit,la condition primordiale du plein emploi
est une activité suffisante dans les investissements,seule capable d'assurer
du travail aux industries des moyens de production et,en fin de compte,
à l'économie toute entière.

Dans une économie où les moyens de production se bornent à la propriété privée,
les entreprises privées sont,à longue échéance,les soutiens principaux de l'activité
d'investissement.
Le maintien de leur disposition à investir est donc l'exigence principale si on veut
assurer du travail à tout le monde.
C'est ce qu'on a fait en Allemagne en éliminant les facteurs essentiels
de perturbation qui avaient sans cesse paralysé l'initiative des chefs d'entreprise
et les avaient empêchés de remplir leur fonction de facteurs et soutiens de l'activité
d'investissement dans l'économie nationale.
L'existence d'un Etat fort,garant de sécurité en politique intérieure et extérieure,
a apporté sous ce rapport le changement décisif.
Toutes les sources de crises imaginables ont en outre été volontairement taries;
on y est parvenu en se rendant maître des forces déjà décrites en détail,
maîtrise centrée sur la politique des prix et des salaires.
C'est ce qui garantit aux entreprises,même pour l'avenir,des débouchés constants.
Tout cela permet d'effectuer des calculs économiques à longue échéance,
dans lesquels les risques impondérables d'autrefois ont fait place à des grandeurs
fixes.
Sur cette base sûre,l'initiative des chefs d'entreprises peut se déployer mieux
et plus librement que par le passé.
Car en fin de compte,que reste-t-il dans l'économie libérale,de la liberté d'action
du chef d'entreprise,lorsque la possibilité d'investir à sa guise ne lui est
véritablement offerte que lors de brèves époques d'essor momentané ?
Contrairement à ce que prétend une légende tenace,l'économie dirigée
par l'Etat ne jugule pas,mais encourage au contraire la soif d'action
des entrepreneurs diligents.
La première raison réside dans le fait qu'au final,le volume toujours élevé
des investissements privés est supérieur à celui des investissements irréguliers
dans une économie dont le marché est abandonné à lui-même.

L'évolution de la situation politique mondiale n'a pas laissé le temps aux investisseurs
privés d'apporter la preuve complète de leur importance au sein d'une économie
dirigée.Avant que l'économie privée n'ait pu devenir le soutien, principal de l'essor,
le Reich fut contraint de s'armer à une cadence accélérée. *
Les investissements destinés à créer du travail durent faire place aux projets
d'armements.

Imposée par la politique extérieure générale,cette nouvelle vague d'investissements
publics n'aurait plus été nécessaire du point de vue de la politique conjoncturelle.
La propension de l'économie privée à effectuer de nouveaux placements de fonds
était déjà très forte à cette époque;il fallut des mesures extrêmement sévères
pour assurer la présence du Reich dans l'accomplissement de ses tâches.
Ce dernier développement masque aussi une réalité importante:

- les frais du financement de l'essor proprement dit (frais représentant une petite
partie de la totalité des dépenses publiques d'investissement engagées depuis 1933),
ont été modiques.
Très faibles comparés aux imposants revenus qu'ils ont provoqués,
jamais ils n'ont mis les finances publiques dans une situation critique.
D'autant plus que le chiffre des impôts recouvrés suivit très tôt le mouvement
ascendant généra (Voir à ce sujet,dans la même série de publications,
l'étude du Prof.Schuster: Die deutsche Finanzpolitik-kein Wirtschaftswunder !).

* preuve au passage que Hitler n'avait pas prémédité de faire la guerre.

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Re: Une économie..."Sans crise".

Message par Terreblanche le Mer 2 Avr - 18:16





Les conditions économiques et politiques
d'une économie sans crise
.  



Le succès remporté par la méthode allemande pour combattre la crise
et stabiliser la conjoncture se révèle si manifeste qu'il serait tout simplement
naturel de voir l'exemple allemand faire école dans d'autres pays.
Cependant,l'application et l'efficacité des mesures décrites ci-dessus
dépendent de prémisses qui n'existent pas partout.
De plus,il est bien évident qu'une politique de conjoncture "autonome",
c'est-à-dire indépendante de l'étranger telle que celle pratiquée par l'Allemagne,
n'est possible que si l'augmentation de la production peut s'appuyer en majeure
partie sur les ressources,matières premières et denrées alimentaires existant
dans le pays même.
Malgré une légère dépendance de l'Allemagne en ce qui concerne l'importation,
il ne fut pas toujours aisé d'éloigner totalement les perturbations d'origine
extérieure;cpar exemple l'influence du développement des prix à l'étranger
sur le niveau des prix à l'intérieur.
La dualité du développement économique à l'intérieur et à l'étranger produit
des tensions dans le commerce extérieur;ces tensions,on les a maîtrisées
en Allemagne par un contrôle du commerce extérieur et par une réglementation
des devises.
Les pays qui, dans le domaine de l'économie,prônent le "tout Etat" ou le "tout libéral"
auront beaucoup de mal à s'adapter à une économie exempte de crise calquée
sur le modèle allemand.
Il s'agit principalement de petit pays qui,en partie pour des motifs climatiques,
mais aussi en raison d'un territoire étroit et d'une population réduite,ne peuvent
développer convenablement qu'un nombre restreint de branches économiques,
tandis qu'ils dépendent de l'étranger pour une part essentielle de leurs besoins vitaux.

Certes,pour autant qu'ils commercent avec l'Allemagne,de tels pays tirent dès
à présent profit du procédé allemand;mais ils peuvent encore augmenter ce profit
et rendre ainsi superflue une politique nationale de conjoncture en s'adaptant
plus amplement à l'échange de marchandises avec le Reich.

La deuxième condition nécessaire à l'adoption d'une politique économique analogue
à celle de l'Allemagne est l'existence d'un POUVOIR ETATIQUE AUTORITAIRE.
Les grands pays démocratiques sont ainsi exclus d'une politique d'économie
exempte de crise.
Dans ces pays,l'exécution sans anicroche de la première partie du programme
de lutte contre la crise a été difficile,alors qu'il s'agissait pour l'essentiel de fixer
le montant des deniers publics à engager une fois pour toutes.
L'élaboration d'un système d'économie dirigée tel que celui établi par l'Allemagne
depuis 1933 est totalement impossible par voie parlementaire.

Aucun parlement du monde ne serait capable d'embrasser une matière si vaste
dans le temps voulu.
On imagine en outre les difficultés qui surgiraient au moment de mettre
en harmonie avec le Bien commun les innombrables intérêts particuliers
nécessairement touchés par telle ou telle mesure !
Dans les questions fondamentales de l'existence économique d'une nation,
ce qui est en jeu ici,les compromis ne sont pas possibles.
Seul un Etat indépendant et fort,qui n'a pas besoin de prendre en compte
les desiderata économiques particuliers et qui peut fonder ses actions
sur des raisons de finalité pure,peut trouver la solution claire et juste de ces questions.

Si la politique économique allemande ne donne donc aucune recette généralement
valable pour d'autres pays,elle n'en exercera pas moins une influence prononcée
sur la vie internationale.
La force d'attraction du marché allemand a augmenté au cours des dernières années.

Parallèlement à l'ordre nouveau qui est en train de s'établir en Europe,
cette tendance va se renforcer
.
A l'horizon politique se dessinent déjà les contours d'un bloc d'Etats -unis par
des amitiés politiques et des intérêts économiques communs,dans lesquels
une collaboration de politique conjoncturelle étendue sera devenue possible.
Cet espace dispose plus encore que l'Allemagne seule des conditions préalables
et nécessaires à une économie sans crise.
Les limitations en vigueur actuellement au sein du Reich afin de limiter l'initiative
privée seront à peine sensibles dans cette grande aire.
Beaucoup de mesures réglementant la circulation des matières premières
et des devises deviendront ainsi superflues.
Un champ d'action plus large peut de nouveau être laissé à l'initiative privée.
Ajoutons que dans cet espace étendu,le champ d'activité offert à l'initiative privée
devient également plus vaste et plus varié.
Et si nous redoutons que les possibilités d'investissement privé en Allemagne
deviennent trop réduites pour assurer le plein emploi,rappelons qu'on peut trouver
dans les économies moins développées de pays européens des champs
d'investissement à vrai dire inépuisables,qui peuvent occuper toutes les industries
européennes pendant des générations.
Grâce au succès de la politique économique allemande,le moment sera
bientôt venu d'aborder cette tâche capitale
.


Source
:Sans Concession n° 80,30 janvier 2013, pp:66-72.  study

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Cordialement.  

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