Les souliers : film russe.

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Les souliers : film russe.

Message par Terreblanche le Sam 4 Jan - 17:25


(Konstantin Fam)


La Russie propose cette année, à son festival du film qui a lieu tous les ans en juin
dans la ville de Sotchi, un film de 18 minutes seulement, du réalisateur russe Konstantin Fam,
"Les Souliers"; coproduit par la Russie, la Biélorussie et la Tchéquie,
le film a été sponsorisé par des organisations comme le Yad Vashem d'Israël
et le Musée d'Etat d'Auschwitz-Birkenau en Pologne.
Dans ce film il n'est montré que des pieds, jamais de visages, et pas le moindre dialogue.
On verra plus loin ce qu'en disait, le 16 octobre dernier, le site "La Russie d'aujourd'hui".
Mais ce film n'est pas apprécié d'une Olga Gershenson, de l'Université
du Massachusetts, qui, dans le quotidien israélien "Haaretz" du 16 décembre,
estime que le film "en s'appuyant sur des trucages (...), trahit la mémoire de l'Holocauste"
et qu'il "élude les questions dérangeantes de la responsabilité historique".
L'auteur de l'article ajoute:

"La scène la plus difficile est celle des chambres à gaz, lorsque des dizaines de pieds nus
se dirigent docilement [vers les chambres à gaz] au son d'une mélodie mélancolique
avant de se dissoudre dans une lumière bleutée"...
   
A propos de ce film, un correspondant révisionniste, espiègle, nous a écrit:

"Peut-être veulent-ils dire que seuls les pieds ont été gazés.
Ce serait là une variante de la réduction progressive du nombre des tués:
6 millions, 4 millions, 1 million, 700.000, etc."

Et d'ajouter malicieusement:
"Peut-être que dans le prochain film on ne montrera plus que le gazage d'orteils..."

Voici l'article de "La Russie d'Aujourd'hui" consacré à ce film:

http://larussiedaujourdhui.fr/art/2013/10/16/les_souliers_rouges_de_lholocauste_26175.html


< START>


Les souliers rouges de l'Holocauste
16 octobre, 2013 Yan Shenkman

Il y a encore peu de temps, Konstantin Fam était méconnu au-delà d'un milieu
étroit de professionnels. Il a fait irruption subitement dans le monde du grand cinéma.
L'année dernière, il a commencé à remporter l'un après l'autre des prix aux festivals européens,
et cette année ses "Souliers" sont proposés aux Oscars.
En même temps que le film de Bondartchouk, "Stalingrad".
Le contraste entre ces deux films est frappant. Un monumental film d'action
avec des effets spéciaux hyper sophistiqués et un triste conte de 18 minutes sur l'Holocauste,
sans la moindre réplique et sans visages.
A  l'écran on ne voit que des souliers rouges.
Mais l'effet est plus fort que n'importe quel blockbuster.
Il s'avère que l'on peut raconter la guerre ainsi :

de façon simple et sage, à mi-voix.
(...)
Rien n'augurait du succès apporté par "Les Souliers", qui ne s'explique pas
seulement par l'exploitation du thème juif.
    Si l'on y pense, il ne se passe rien d'extraordinaire à l'écran.
Une jeune femme a acheté les souliers de ses rêves.
Elle est tombée amoureuse, s'est mariée. Des enfants sont nés. Un couple des plus ordinaires.
Mais très heureux. Puis tout ce bonheur vole en éclats : la guerre commence.
Une guerre d'éradication de gens comme eux.
Dans les derniers plans, les chambres à gaz se referment, dehors les contours lugubres
des baraquements du camp et une montagne de chaussures, qu'il ne reste plus personne
pour porter.

Les jeunes Russes découvrent l'histoire de la Shoah.
 
D'aucuns hausseront les épaules, d4autres bailleront d'ennui.
Mais ceux-là sont peu nombreux. Lors des projections des "Souliers", les gens pleurent.

"Il y a environ huit ans, je suis arrivé à Auschwitz, se souvient le réalisateur.
Et pendant deux heures, j'ai été en proie à une crise d'hystérie, moi, un adulte,
je n'arrivais pas à me calmer. Quand tu vois là-bas des chaussures d'enfants,
tu es incapable de comprendre comment cela a pu se passer, comment c'était possible.
J'ai cinq enfants. Tous les ans je les emmène à Auschwitz, je leur raconte, leur montre.
Je sais que ce n'est pas l'endroit le plus positif pour un enfant, mais il faut voir ça.
Sinon, quelque chose d'essentiel t'échappera dans la vie, les accents seront mal placés."
(...)

< END>

Pour l'article d'Olga Gershenson dans le "Haaretz":
http://www.haaretz.com/culture/arts-leisure/.premium-1.563764

_________________
Cordialement.  

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