Alain Soral et Eric Naulleau : "Dialogues désaccordés/ Combat de Blancs dans un tunnel"

Aller en bas

Alain Soral et Eric Naulleau : "Dialogues désaccordés/ Combat de Blancs dans un tunnel"

Message par Terreblanche le Sam 7 Déc - 14:37

 



Nous avons reçu le compte rendu suivant du livre d'Alain Soral et Eric Naulleau,
"Dialogues désaccordés/ Combat de Blancs dans un tunnel",
éd.Hugo, Collection Blanche, Paris 2013, 232 pages (*), où "l'Holocauste" a toute sa place:

< START>


Un rayon de soleil dans la grisaille ambiante.

Le livre d'Eric Naulleau et Alain Soral, "Dialogues désaccordés", soulève les passions.
On peut dire tout le mal que l'on veut des arguments avancés par l'un ou par l'autre,
on atteindra difficilement leurs diatribes qui cependant demeurent étrangement courtoises.
Ils ne s'épargnent pas mais s'écoutent et s'expriment en toute liberté, ou presque,
puisqu'Alain Soral fit plusieurs fois remarquer, astucieusement, qu'il ne franchissait pas
la ligne rouge afin de ne pas aller en prison, ce qui renforçait encore son discours:
"Tu sais très bien que je ne peux pas légalement répondre à ta question" (p.122).
Ils n'hésitent pas, l'un comme l'autre, à pousser leur interlocuteur d'un jour
dans ses derniers retranchements.
C'est bien ce que l'on attend d'une telle rencontre.
Un rayon de soleil? Bien sûr, puisque furent abordés sans détours les sujets les plus scabreux
et les plus risqués, du 11-Septembre à l'affaire Merah, du mariage pour tous à la Guerre d'Irak,
de Kennedy à Chavez, de la Syrie à Heidegger, de l'inspecteur Derrick à l'identité nationale,
du camarade Zemmour à l'inénarrable BHL ...
Il devait être question du FN et de la raison pour laquelle on vote Front national
et l'on s'est retrouvé à Auschwitz qui s'avère être le nœud gordien de notre époque.
J.- M. Le Pen n'est d'ailleurs pas étranger à cette difficulté quasi insoluble en affublant
cette localité polonaise du qualificatif de "détail", se rangeant par là même derrière
les chefs militaires alliés qui ne la mentionnèrent pas dans leurs mémoires...
qu'ils se nomment Eisenhower, Churchill ou De Gaulle, pas un mot là-dessus !
Etrange, non?
Et voilà que des personnages qu'on aurait voulu voir effacés, comme Faurisson et Dieudonné, réapparaissent pour être vilipendés par l'un et salués par l'autre.
Naulleau ne dissimule pas sa pensée lorsqu'il écrit:

"(Chez) ceux qui s'expriment à propos de la Shoah je ne discerne qu'idée fixe,
obsession morbide, rabougrissement de la pensée, étroitesse d'esprit,stérilité"
(p.137).
Plus loin il est question de "faiblesse d'esprit" et "d'infirmité de l'âme" (p.163)
tandis que Soral affirme:
"Au bout d'une demi-heure de discussion privée, je n'ai jamais rencontré aucun membre
de l'élite, politique, culturelle... qui ne soit révisionniste ! Je dis bien:
aucun (...) tous savent très bien que ce dossier ne tient que par la terreur morale et judiciaire"
(p.127).
Naulleau reste fermement rivé à la version officielle de l'histoire et n'en démord pas.
Il se borne à marteler (pour ne pas perdre sa place, dixit Soral qui ajoutera:
"Tu as compris que cette question c'est ta sécurité de l'emploi" (p.91).

Etant donné le fait que nous sommes tous abreuvés à cette source par l'ensemble
des moyens d'information je m'attacherai essentiellement à présenter la version soralienne
qui fait d'ailleurs l'intérêt du livre.
Nous quittons heureusement la pensée unique pour un échange qui effleure le débat
demandé depuis des lustres par les chercheurs révisionnistes, au sens large du mot,
qui ne se résume pas au "détail".

Bienfaisante confrontation de deux pensées (bien que Soral se risque à dire de son interlocuteur qu'il ne pensait pas...) qui marquent notre époque et qui demandent, au-delà de l'audacieux ouvrage étrangement peu commenté, un véritable débat ouvert, sans tabous, gage
incontournable d'une réelle réconciliation planétaire, aussi vrai est-il que cet Auschwitz
empoisonne les relations humaines bien au-delà du Moyen-Orient puisque
le mythe de la Shoah, implacablement réfuté, en vient à être enseigné en Chine
même comme la religion universelle greffée sur le monothéisme de marché cher
à Roger Garaudy.
Si Naulleau veut bien considérer Soral comme un Mitmensch et qu'ils sont tous deux
"des compagnons de traversée entre deux néants" (p.148),
il lui décoche quand même le qualificatif d'"indécrottable"!
Il est question de "l'aggravation de la mascarade démocratique" (p.44).
On se demande: "L'hétéro est-il de droite?" et l'on apprend de la bouche de Soral
que "(Chavez était) un authentique national-socialiste, non racialiste et chrétien,
comme je les  aime"
(p.67) puis Naulleau, citant Soral:
"Ainsi le communisme, qui fait primer le collectif et l'échange non marchand sur l'intérêt égoïste
au coeur de la doctrine libérale..."
(p.69) ou encore selon Soral
"cette uniformité qu'est le mondialisme judéo-anglo-saxon" (p.71),
ce qui nous conduit tout droit à l'oligarchie bancaire internationale (p.73)
dont Costa Gavras sut dénoncer les nuisances dans son film "Le Capital".
En revenant au premier sujet du livre, Soral explique que "le FN est un parti politique
que le CRIF n'aime pas parce qu'il n'en a pas le plein et total contrôle" (p.75)
et l'on évoque la réalité judiciaire quand Soral pose la question à son partenaire:
"A propos, que penses-tu de la loi Gayssot ?
Parce que, pour moi, il est là, le scandale...
" en ajoutant:
"C'est marrant comme les démocrates cessent de l'être quand ça devient risqué
de défendre la liberté"
(p.79), pour en déduire que
"Toute ta politique est un monde de mots, de valeurs, comme un décor de théâtre
en carton qui recouvre un réel concret fait de sueur et de sang
" (p.86).
Même l'heddomadaire satirique paraissant le mercredi n'échappe pas à la critique:
"Canard prétendument subversif le plus surfait qui soit" (p.94)
et s'ensuit ce qui  pourrait passer pour une profession de foi:
"Ce qui m'intéresse, c'est la  vérité.
Quand on cherche on cherche à trouver, c'est tout. Faurisson dit que son souci c'est l'exactitude,
ce en quoi je le crois volontiers. Il suffit, pour s'en convaincre, de comparer sa méthode,
son attitude à celle de ses détracteurs"
(p.106) et il assène un coup très dur à Naulleau:
"(Pour moi) tu es passé de l'autre côté, du côté du mensonge, de la soumission
et du relativisme bourgeois"
(p.108).

De Obama à Hannah Arendt, de Rousseau à Jean-Claude Michéa, de Mélenchon à Dieudonné,
nous survolons en réalité l'histoire de l'humanité en compagnie de deux compères
si radicalement opposés l'un à l'autre et pourtant si proches que l'on en vient à les englober
dans une même estime et que l'on ne refuse pas de voir en fin de compte, comme un résumé,
avec Soral que "C'est toute la planète qui est sous la domination d'Israël" (p.126),
Soral qui regrette, en s'adressant à Naulleau:
"Il faudrait que tu aies le courage d'un Dieudonné, son talent..." (p.135) car,
laissant percer l'amertume:
"Tu n'es jamais sur les faits, toujours dans le procès d'intention" (p.127).
Rien n'est perdu puisque Naulleau affirme:
"Je suis ouvert à la discussion avec quiconque se présente dans les mêmes dispositions,
aussi profondes soient les divergences avec cet interlocuteur"
, sans renoncer
quand même à le cingler gentiment "et avec toi on atteint le stade abyssal" (p.148).

Hervé Lecade de Kervec
1er décembre 2013.

< END>


study 
(*) Chez Akribeia: 45/3 route de Vourles, 69230 St Genis-Laval
16 euros + port.

ou:

www.akribeia.fr

_________________
Cordialement.  

avatar
Terreblanche
Admin
Admin

Messages : 3390
Date d'inscription : 29/01/2010
Age : 70
Localisation : Sur ma terre

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum