Départ de Henri Vincenot le 21 novembre 1985.

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Départ de Henri Vincenot le 21 novembre 1985.

Message par Terreblanche le Ven 22 Nov - 14:24

Le Maître des abeilles


   


« Voilà ce que vous allez devenir, messieurs, si vous vous laissez manipuler par les collectivistes,
les théoriciens, les savants… Bientôt on vous fabriquera des hommes dans des flacons,
sur commande, spécialisés dans l’œuf et dûment conditionnés dès l’enfance…
Déjà on retire à vos femmes leur rôle maternel, déjà on les contraint à des travaux cycliques,
déjà on limite votre travail à un ou deux gestes, toujours les mêmes ; déjà on vous abrutit
par la drogue, la politique et la spécialisation pour que vous soyez mûrs et fin prêts
pour la banalisation. »

                                                                                                         Henri Vincenot



VINCENOT, une vie bourguignonne…



Henri Vincenot, chantre du monde rural, enraciné, est né à Dijon, le 2 janvier1912.

Les attaches campagnardes restent solides, décisives, même.
Les vacances ramènent l’enfant du côté de l’Auxois, ou il devient vite expert en paysages
autant qu’en humanité paysanne.
Cela n’empêche pas ce bon élève de suivre les cours d’H.E.C. et après son service militaire
au Maroc,  des cours de dessin et de sculpture aux Beaux-Arts de Dijon  de faire carrière
dans les chemins de fer.

Ces talents de plume et de dessins sont découverts et lui valent de rejoindre pour plus
de vingt ans la rédaction de La vie du rail.
Suite à cela, il y donne les fameuses chroniques des Voyages du Pr. Lorgnon, il y réalise
aussi les dessins illustrant les articles, plus tard réunis dans plusieurs livres :
Le professeur Lorgnon prend le train.

]  

Il a passé les 40 ans lorsque paraît son premier roman :

Je fus un saint.
En 1954, Walther, ce boche, mon ami, évoque l’amitié d’un historien français
et d’un officier allemand, passionnés de celtisme dans l’Autunois de l’occupation.
Ce livre fera polémique

Le public à la recherche d’une lecture authentique, réserve un gros succès à La Billebaude (1978)
et place cette fois Vincenot dans la légende, l’envoie sur des plateaux télé et notamment
auprès de Pivot dans Apostrophes.



En 1982, parait Les étoiles de Compostelle. Un extrait :

- Toi, mon fils, tu es un celte et tu comprends ce qui est clair, simple, sain et lumineux !
Tout est maladif, tourmenté et ténébreux chez les pauvres Judes !

-Les Judes ?

- Les Hébreux ! ceux qui ont crucifié le Christ.

- Pouah ! fit Jehan, méchants qu’ils étaient ?
C’est pour ça qu’on les parcs, à part, dans les villes ?

- Pour ça, oui… et pour d’autres choses…



En marge de ses activités littéraires, Henri Vincenot, dès que le temps lui en laisse le loisir,
sculpte le bois ou prend le pinceau et se délasse en en peignant les paysages de la campagne bourguignonne. Il se retire à Commarin en 1968, quand il n’est pas dans son village de la Peurrye, autrefois abandonné et qu’il a reconstruit avec ses enfants.



Il meurt le 21 novembre 1985, à Dijon et le 23, il est inhumé auprès d’Andrée, son épouse,
à la Peurrye, sous une Croix Celtique.

Les trois tombes surmontées d’une croix celtique. Henri Vincenot, sa femme Andrée
et leur fils François.

La liste de ses ouvrages comprend près de 30 volumes, des romans, des ouvrages historiques
sur les chemins de fer et sur la Bourgogne au temps de Lamartine et même un livre de recettes : Cuisine de Bourgogne.
Il existe aussi, presque autant d’ouvrages inédits, romans, recueils de poèmes, mémoires,
pièces de théâtre…

L’œuvre d’Henri Vincenot, finalement, est profondément marquée par son attachement
à la Bourgogne.

Il remet en valeur les anciennes pratiques païennes celtiques, tout en montrant à quel point
elles sont intégrées dans la culture populaire catholique.
Il parle (pour ceux qui savent lire et comprendre entres les lignes) de Dieu, de la terre
de nos pères, du travail et de la corporation, de la famille et du sang…  

C’est sans doute pourquoi, aujourd’hui, alors que Vincenot est l’une des personnalités bourguignonne les plus populaires, on ne trouve parmi toutes ses œuvres plus qu’un seul livre, disponible au prêt, à la bibliothèque municipale de Dijon !  

Cet article est paru en en septembre 2009 dans la Lettre des Amis de Léon Degrelle.




Source : study 

http://la-flamme.fr/category/non-classe/

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Cordialement.  

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