Anniversaire de la mort de Robert Brasillach: 6 février 1945

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Anniversaire de la mort de Robert Brasillach: 6 février 1945

Message par Rudolf le Sam 6 Fév - 12:48

 


Ancien élève du lycée de Sens où il a pour professeur Gabriel Marcel,
Robert Brasillach est, après trois ans de classe préparatoire littéraire
au lycée Louis-le-Grand,où il côtoie Maurice Bardèche, Thierry Maulnier,
Paul Gadenne, José Lupin, Jean Martin et Paul Arrousseau
,admis
à l'École normale supérieure en 1928, période qu'il décrira longuement
dans les premiers chapitres de Notre avant-guerre, livre de mémoire écrit en 1939-1940.

Il assura une chronique littéraire dans le quotidien L'Action française et
dans L'Étudiant français durant la première moitié des années 1930.

Auteur de l'entre-deux guerres et de la Seconde Guerre mondiale, il fut,
de 1937 à 1943 (période entre-coupée d'une captivité en Allemagne
de 1940 à 1941, suite à sa mobilisation et à la défaite française),
rédacteur en chef de l'hebdomadaire Je suis partout, dans lequel
il laissa transparaître sa haine des Juifs, du Front populaire, de la République, et,
sous l'Occupation, son admiration du IIIe Reich.
En 1943, il cède sa place à Pierre-Antoine Cousteau
(frère de Jacques-Yves Cousteau), collaborateur plus militant, à la tête de l'hebdomadaire.
Persuadé de la justesse de ses idées comme au premier jour,
Brasillach est paradoxalement évincé à cause de sa constance : fasciste convaincu,
il réclame un fascisme à la française, qui soit allié au nazisme mais qui ne soit pas
un simple calque ; partisan de la victoire de l'Allemagne, il la juge de moins en moins probable
et refuse de mentir en l'annonçant comme certaine à un public qui n'y croit plus.

En septembre 1944, sa mère ayant été arrêtée, il se constitue prisonnier
auprès de la Préfecture de police de Paris.
Il est emprisonné à la prison de Fresnes (actuel Val-de-Marne) et poursuivi pour intelligence
avec l'ennemi.
Son procès s'ouvre le 19 janvier 1945 devant la cour d'assises de la Seine.
Il est condamné à mort le jour même après une délibération de vingt minutes.
Sa défense avait été assurée par Jacques Isorni, lequel fut également,
quelques mois plus tard, avocat du maréchal Pétain.

Dans les jours qui suivirent, une pétition d'artistes et intellectuels renommés,
parmi lesquels Paul Valéry, Paul Claudel, François Mauriac, Daniel-Rops, Albert Camus,
Marcel Aymé, Jean Paulhan, Roland Dorgelès, Jean Cocteau, Colette, Arthur Honegger,
Maurice de Vlaminck, Jean Anouilh, André Barsacq, Jean-Louis Barrault, Thierry Maulnier
,
etc., demanda au général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire,
la grâce du condamné. Le général choisit de ne pas commuer la peine prononcée,
ce qui entraîna l'exécution de la sentence, à la date symbolique du 6 février suivant, l
orsque Brasillach fut fusillé au fort de Montrouge.

Bien des biographes s'interrogent sur les raisons ayant poussé le général de Gaulle
à laisser exécuter Robert Brasillach.
Selon les témoignages successifs de Louis Vallon et de Louis Jouvet,
qui l'interrogèrent sur le sujet, de Gaulle aurait vu dans le dossier de Brasillach
la couverture d'un magazine le montrant sous l'uniforme allemand.
Il y aurait eu une confusion avec Jacques Doriot.
Lacouture, qui rapporte cette rumeur, ne croit pas à cette interprétation.
Il penche pour l'hypothèse d'une concession faite aux communistes pour pouvoir
être plus ferme sur d'autres points.

« [...] Le général de Gaulle a écouté Mauriac, et a refusé la grâce.
Quoi qu’il en pensât, de Gaulle ne pouvait s’opposer à toutes les exigences des communistes
qui constituaient un tiers du pouvoir, sinon davantage. Ils exigeaient la tête de Brasillach,
qui avait conduit bien des leurs au poteau. Je pense que de Gaulle a fait la part du feu. [...]
»

Toutefois, dans le fonds de Gaulle déposé aux Archives nationales, on a retrouvé
une note relative à l'« affaire Brasillach » dressant une liste des charges pesant
sur l'écrivain.
Parmi elles, il est présenté comme « un des responsables de l'assassinat de Mandel », personnalité dont il demandait régulièrement la mise à mort dans son journal
Je suis partout et pour laquelle de Gaulle éprouvait estime et respect.

Robert Brasillach fut inhumé au cimetière de Charonne, dans le XXe arrondissement de Paris.
Chaque année, le 6 février, le Cercle franco-hispanique organise un dépôt de gerbes
sur la tombe de Robert Brasillach.




R.I.P  Robert Brasillach


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Re: Anniversaire de la mort de Robert Brasillach: 6 février 1945

Message par Terreblanche le Sam 6 Fév - 16:18

Merci pour lui !

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Re: Anniversaire de la mort de Robert Brasillach: 6 février 1945

Message par crêve-tabous le Sam 6 Fév - 18:26

RIP.

Il fût l'exemple...
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Re: Anniversaire de la mort de Robert Brasillach: 6 février 1945

Message par Terreblanche le Dim 7 Fév - 14:45

 « Et maintenant ? »

 

 « Car cette puissance qui nous épuisait, qui minait nos efforts,qui stérilisait nos vertus,
qui paralysait nos héroïsmes,c'est contre elle, qui fut la grande corruptrice, que se sont levés
ceux que révolte la corruption,c'est contre elle,qui fut la mystérieuse exécutrice des besognes
anti-nationales, que se sont insurgés ceux qui ne veulent pas que la France meure,
c'est contre elle,qui ne redoute pas le sang pour assurer sa domination, que se sont rebellés
ceux qui n'acceptent pas de capituler devant la terreur. »

                                        Philippe HENRIOT, Le 6 février 1944.

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Re: Anniversaire de la mort de Robert Brasillach: 6 février 1945

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